Mise à jour sur l’implantation du verger en 2020

Cet article fait la rétrospective de notre travail de préparation du grand verger.

Bref rappel sur le verger d’Avondale

Comme vous le savez, nous avons déjà un petit verger qui nous sert de zone test et d’apprentissage. Il est dédié à notre consommation personnelle. Le grand verger a quant à lui pour vocation d’offrir sa production pour la vente. Nous avons acheté au printemps une terre de 18,5 acres et nous travaillons depuis à sa conversion en verger en permaculture, et forcément biologique sinon en culture raisonnée.

Voici deux articles intéressants dans lequel nous nous reconnaissons. Notre verger n’a que des variétés anciennes et/ou rustiques, plus résistantes aux maladies. Pas de McIntosh. (En plus je ne les trouve pas bonne, trop acide). Il est aussi composé d’une grande variété de fruitiers en plus des pommiers : poire, prune, cerise, cerise-prune, kiwi, paw-paw, noisetier, noyer, pin de Corée, murier (l’arbre pas la ronce), châtaignier, cognacier etc. Puis vont s’ajouter les petits fruits. Cette très grande variété nous rend moins dépendant, crée un écosystème plus naturel et rend les arbres moins sensible aux maladies. Bref que des avantages.

État d’avancement

Les emplacements des arbres sont maintenant indiqués sur le champs.
5 zones, 13 rangs, 1000 arbres !
(1) culture de l’ail et de courges patrimoniaux, rhubarbe, fleurs médicinales etc…
(2) petits fruits,
(3) fruitiers,
(4) raisin de table,
(5) noix et châtaignier.
Aucun arbre de la même espèce ne sera l’un à côté de l’autre. C’est donc un plan assez complexe que j’ai du développé tout en pensant à son ergonomie pour faciliter l’autocueillette.

Un verger, des besoins en eau pendant l’été surtout pour les jeunes arbres qui viennent d’être plantés

Une étape importante dans la création du verger, la construction d’étang. Celui-ci va récupérer l’eau de fonte et le trop plein d’un ruisseau naturel de drainage. Il servira à arroser les arbres en période de sécheresse. Nous allons utilisé une système d’irrigation pour préserver nos réserve d’eau.
Lors de la construction de l’étang, nous avons trouvé à 5 pieds de la glaise bleue. Elle a donc été utilisée pour rendre l’étang étanche sans avoir besoin d’une toile.
Le lendemain, la pluie d’hier qui a rempli 2 pieds d’eau, un bon test.
L’image peut contenir : plante, plein air, nature et eau
 Une semaine plus tard… l’étang s’était déjà rempli!

Qui dit verger dit chevreuil !

Pas le choix, nous devons bâtir une clôture.

Pour ce faire, cette année, nous avons coupés plus 200 piquets de cèdre blanc de 10 pieds dans les forêts de nos voisins agriculteurs. 95% de ces cèdres étaient morts sur pied. On a donc fait rentrer le soleil dans ces forêts souvent très denses. On aide à faire un peu de gestion forestière dans la Cedar Valley!!!

Maintenant, il faut les planter et fixer le grillage. Pas besoin d’aller au gym et de payer pour cela, on offre un plan d’entraînement gratuit aux intéressés ! L’année prochaine sera un été et un automne très occupé pour garder à distance nos amis les chevreuils. Les premiers tests ont mis en évidence la charge de travail. Nous sommes au pays de la caillasse. La foreuse ne suffit pas. Vivre la pelle mécanique.

   

Une haie brise vent pour protéger le verger

Sur un côté de 200 pieds situé au sud, des lilas ont été plantés pour créer une haie brise-vent. Il en reste une vingtaine à planter pour finir la haie. Ce sera pour la saison prochaine.
Coté Est, soit face aux vents dominants en hiver. 150 peupliers plantés pour former une haie de 450 mètres (environ 1500 pieds). Le verger sera ainsi mieux protéger des vents, de l’érosion des sols et des voisins en agriculture conventionnelle. Et en plus ce sera bien plus beau. A ce propos, le seul champs voisin passera de la culture du seigle d’hiver au foin. Ainsi, nous n’aurons aucune culture conventionnelle à proximité. Yeaie !!!!!!!
Côté ouest et nord, le terrain est bordé de forêt.
   
Mais là, malheur de malheur. Que peut-on face à la bêtise humaine ?
Au cours de l’automne, un ouvrier du township (service d’entretien des fossés du comté) a fauché nos 150 arbres plantés en août dernier en bordure de champs. Ah le maudit imbécile. Pourquoi? Il n’a pas vu qu’il y avait des arbres. Triple crétin de Touk !!! En plus dans son stupide zèle, il est monté sur notre champ pour mettre tout ça propre. J’ai sorti mon anglais très en colère et j’ai parlé à son patron pour déposer une plainte… Le township s’en lave les mains et sort des arguments fallacieux. Nos arbres étaient plantés un pied trop près de la route alors ils déclinent leur responsabilité. Sauf que les mesures qu’ils donnent ne sont pas les bonnes pour le chemin de gravel en question. Bref, une histoire pas finie.

La suite en 2021

  • En avril installation du système d’irrigation
  • En mai plantation des arbres
  • En juin installation du paillis végétal
  • En juillet, août et tout le temps qui sera nécessaire, installation de la clôture (poteaux et grillage)
Tout un programme !